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Un nouveau vaccin contre la coqueluche est développement

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Des chercheurs de l’Inserm travaillent actuellement à un nouveau vaccin contre la coqueluche. Administré par voie nasale, celui-ci devrait être plus efficace.

La coqueluche est une maladie respiratoire causée par la bactérie Bordetella pertussis. Loin d’être bénigne, cette pathologie reste l’une des premières causes de décès par infection bactérienne chez le nourrisson de moins de 3 mois ; entre 1996 à 2012, environ 10 000 cas de coqueluche ont été enregistrés en France chez des bébés de moins de 6 mois en France – 18 % d’entre eux ont été admis en réanimation.

La vaccination contre la coqueluche est obligatoire chez tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Il y a 3 injections (à l’âge de 2 mois, 4 mois et un premier rappel à 11 mois) puis 2 rappels (à l’âge de 6 ans et vers 12 ans).

Problème : le vaccin contre la coqueluche qui est actuellement utilisé (et qui est composé de protéines bactériennes) n’est pas suffisamment efficace. Ainsi, il ne protège de la maladie que pendant quelques années et ne bloque pas suffisamment la transmission de la bactérie entre individus.
Un nouveau vaccin à partir de la bactérie vivante (mais non-toxique)

C’est la raison pour laquelle une équipe de recherche de l’Inserm, de l’Université Lille, du CHU de Lille, du CNRS et de l’Institut Pasteur de Lille, au sein du Centre d’infection et immunité de Lille, développe actuellement un nouveau vaccin contre la coqueluche.

Baptisé BPZE1, ce nouveau vaccin est un « vaccin vivant atténué », ce qui signifie qu’il se compose de la bactérie responsable de la coqueluche vivante, mais génétiquement modifiée pour supprimer sa toxicité. BPZE1 devrait s’administrer par voie nasale (sous forme de suspension inhalée) « reproduisant ainsi la voie naturelle d’infection et améliorant par conséquent la durée d’efficacité » précisent les chercheurs.

Un premier essai clinique (mené sur 48 volontaires âgés de 18 à 32 ans) a été mené – avec des résultats très encourageants. La phase 2 des essais cliniques (avec, cette fois, 300 participants) vient d’être lancée. « L’utilisation chez les personnes fragiles et les nourrissons est prévue, mais elle nécessitera des données de sécurité complémentaires pouvant être longues à obtenir » nuance toutefois Camille Locht, directeur de recherche Inserm.

Source : communiqué de presse Inserm.

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Bonjourdakar


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