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Léa Salamé : son difficile retour à Beyrouth après l’explosion

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Ce jeudi 1er octobre, France 2 diffusait un prime spécial pour venir en aide au peuple libanais. Le 4 août dernier, Beyrouth était victime de deux terribles explosions qui ont littéralement rasé le port de la ville. En plus des dégâts humains et matériels, les habitants doivent faire face à un véritable fiasco politique. Aucun parti n’est capable de s’entendre pour essayer de reconstruire au mieux, et au plus vite la ville détruite. La France a donc décidé d’apporter sa pierre à l’édifice en récoltant des gains pour débloquer la situation.

Plusieurs personnalités ont participé à ce prime et notamment Léa Salamé. La journaliste qui officie chaque matin sur France Inter est née à Beyrouth, d’où l’importance pour elle de se mobiliser. Dans une interview accordée à Gala elle est revenue sur son exil, à l’âge de 5 ans.

« entre ruines et larmes » 

« On n’en guérit pas. Avec toujours ce sentiment que tout peut s’arrêter, que rien n’est jamais acquis. Quand j’avais quinze ou vingt ans, j’ai rejeté les blessures d’exilés de mes parents. Du côté de ma mère, il y avait le génocide arménien, du côté de mon père, la guerre du Liban : tant de souffrances ! J’enviais mes copines, je leur répétais : ‘Pourquoi je ne suis pas normale, pourquoi je ne suis pas comme vous avec deux parents français ?’ J’ai longtemps nié ma différence, c’était quelque chose qui me pesait. Je voulais être… une copie conforme. J’ai mis du temps à comprendre que ma différence serait ma richesse. Et je garde toujours en moi la mélancolie de l’Orient. J’aime la France. J’aime furieusement ce pays, ce qu’il m’a donné, mais j’aime tout aussi passionnément mes racines. Je suis le produit de tout ça. Je suis un mille-feuille ».

Et à l’occasion du prime, Léa Salamé, en guerre contre Pascal Praud, est retournée à Beyrouth. Une visite qu’elle appréhendait comme elle l’a confié à Sud Radio : « Je suis contente d’y aller mais en même temps j’ai peur d’y aller. J’ai peur de voir cette ville que je connais, où je suis née, qui est détruite. J’ai peur que de ce que cela va me faire. »
Et effectivement, ce retour l’a marqué. Elle a posté plusieurs clichés sur Instagram de la ville, accompagné de la légende : « Beyrouth mon amour, entre les ruines et les larmes, la vie reprend peu à peu ».

Par J.F.

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